04-05-2013

A propos de l'anathème de la Libre Pensée contre nous
Le 10 août 2011 nous sommes devenus membres de l'AILP (« l'Association Internationale de la Libre Pensée ») à Oslo. Nous l'avions considéré comme association de forces anticléricales dont le sens consiste en l'échange d'informations et en la coordination d'éventuelles actions conjointes, mais nullement en la soumission à une centrale éloignée. Maintenant il y a de dispute, parce que les fonctionnaires de la plupart des organisations nationales briguent des frics d'Etat et pour cela préfèrent s'engager non pas pour la liberté religieuse mais contre la liberté religieuse de toutes les religions petites et faibles, c'est-à-dire la concurrence chassée des grandes Eglises et de l'Islam établi. Cela nous dégoûte; tant que nous sommes athées, aussi peu nous souhaitons un athéisme auquel on est forcé à croire, et d'autant moins par la bienveillance de l'Etat. Un perroquet qui a appris à dire : « Il n'y a pas de dieu » ou « trois plus trois font six » n'est pas plus proche de la vérité ou des mathématiques qu'un autre perroquet qui glapit « Dieu est grand » ou « trois plus trois font sept ». On ne parvient au résultat correct ni par la coercition étatique ni par la pression sociale, mais seulement par la liberté du débat discipliné. C'est pourquoi cette liberté est tout pour nous, son produit nous importe cependant seulement lorsqu'il est le résultat de celle-ci et non pas un dogme. Nos co-athées, surtout leur fraction française, voient les choses tout à fait différemment, et pour cela ne sont nullement dégoûtés de la chasse aux petits et libres concurrents des grandes Eglises sur le marché des fantaisies organisées, mais veulent, au contraire, en participant à la persécution de ceux-ci, s'insinuer et faire leurs épreuves auprès des autorités qui l'exercent comme leurs bénéficiaires futurs des frics d'Etat. Mais pour nous en commun avec Voltaire, le grand partisan des quakers et huguenots, il est tout à fait clair que seulement la tolérance, c'est-à-dire la non-violence du débat, et non pas un nouveau dogmatisme, nuit vraiment aux religions et donne la plus grande chance à la vérité au lieu de la dogmatique étatique ou gouvernementale.
    De ceci est résulté un certain échange international de lettres avec nos amis laïcs, présents et anciens, qui en effet dégénérait de la part des porte-parole français en des véritables anathèmes, derrière la véhémence hystérique et la colère patristique desquels aucun pape ne devrait se cacher. Cliquez ici si vous voulez lire cette correspondance.

Notre réponse à « l'anathème »
« L'anathème » de la Libre Pensée
Réaction d'un membre d'AILP (anglais)
A propos de la dernière infamie de l’Etat français
Résolution de la Libre Pensée au sujet des « séctes »
Notre réponse à la demande de reconnaissance
Résolution de l'AILP concernant la demande de reconnaissance auprès des Institutions internationales (O.N.U. etc.)

Pour le classement politique de nos petits hystériques, le document suivant n'est peut-être pas mal approprié – il est pro-impérialiste sans conflit, même si cela aboutit à une Syrie de charia. Mais ce ne sont en effet que des peanuts pour un chasseur de l'argent de l'O.N.U. Nous n'avons jamais fait de mystère de notre propre position anti-impérialiste et léniniste; mais tout aussi peu avons-nous jamais pressé d'autres combattants contre les privilèges de religion et le pouvoir de l'église de les adopter ou les ont regardés avec condescendance quand ils ne l'ont pas fait.
Voilà le premier document:

Réaction d'un membre d'AILP (anglais)
Notre réponse à la résolution d'AILP
Résolution d'AILP: Libérez les « Pussy Riots »